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Le Prisonnier de l'île aux pécheurs - épisode 51

  • Alain DECORTES
  • 12 mai 2020
  • 3 min de lecture

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Claire était effondrée. Son désarroi était total. L’impossible choix tourbillonnait dans sa tête. Étourdissant !

Je ne veux pas tuer Bruno ! Mais si je refuse, Daniel tuera mes enfants. Je dois sauver mes enfants. Pour ça, je dois tuer Bruno. Non ! Non ! Non ! Aucun d’eux ne doit mourir. Mon Dieu, aidez-moi !

Elle aurait préféré que Daniel la tue tout de suite !

Dan Lachard la rappela à l’ordre :

– Décide-toi, il va bientôt revenir !

Elle ne voulait pas décider. Il n’y avait aucun choix possible. Ses sanglots avaient cessé, elle n’avait plus de larmes, plus de force. Elle se lamentait en silence.

Je n’ai aucune solution pour sortir de cet enfer ! Il faudrait que Daniel ne soit jamais venu ou qu’il disparaisse… Qu’il disparaisse ? Mais, oui ! Pour sauver Maxence, Emma et Louise sans tuer Bruno, il n’y a qu’une solution :

Je dois tuer Daniel !

Le pistolet ! Dans le tiroir ! Juste là, à portée de main !

Résolue, Claire fit mine de se retenir au buffet en tournant le dos à son mari. Elle entrouvrit le tiroir. Le Sig-Sauer était là, à l’endroit où elle l’avait posé quand Bruno le lui avait remis avant de partir pour l’épicerie.

Près de la fenêtre, Dan Lachard s’impatientait.

– Allez ! Remue-toi ! Pense à tes enfants !

Il n’employait même pas l’expression « nos enfants » !

Claire saisit la crosse du Sig-Sauer de la main droite et se retourna violemment pour faire face à son mari. Elle pressa la détente.

Il ne se passa rien.

Le cran de sécurité ! Elle n’avait pas enlevé le cran de sécurité. Pourtant, Bruno lui avait montré.

Dan Lachard se figea pendant deux secondes, tant il était sidéré par la réaction de son épouse. Il l’avait imaginée anéantie mais assez conditionnée pour se conformer à son ordre de tuer Bruno.

Il n’en était rien. Elle avait réagi et avait voulu tirer sur lui.

Heureusement qu’elle a été assez conne pour oublier la sécurité ! se dit-il.

Cela changeait tout ! Dan Lachard pivota et pointa son arme dans la direction de sa femme.

Une course de vitesse à la fraction de seconde près ! Claire, dans un sursaut de clairvoyance, dégagea le cran de sécurité. Pas le temps de viser ! Elle tira la première. La balle se logea dans l’épaule droite de son mari. La fraction de seconde qui avait manqué à Dan Lachard pour presser la détente ! Le choc lui fit lâcher son arme.

Claire n’eut pas le réflexe d’ajuster un nouveau tir. Elle était terrorisée ! Ne pas attendre qu’il se ressaisisse ! S’enfuir ! L’accès à la porte d’entrée était libre. Elle ne réfléchit pas davantage et courut hors de la maison.

Mais pourquoi n’avait-elle pas tiré une seconde fois ? Trop tard pour le regretter !

Où aller ? N’importe où ! À travers bois pour lui échapper, pour se cacher !

Vêtue de sa petite robe à fleurs, Claire courait entre les arbres, à perdre haleine, sans se retourner, sans s’occuper de sa douleur à la cuisse. Les branches basses lui cinglaient le visage et lui griffaient les bras et les jambes.

Il était derrière elle. Elle en était certaine. Bien loin ou très proche ?

La réponse arriva, apportée par le coup de feu. Heureusement, la balle ne l’atteignit pas. Si Daniel avait tiré, c’est qu’il avait dû la repérer.

Accélérer ! Pourvu que ma jambe tienne !

Pendant ce temps, Bruno revenait du village par le sentier. La Bergerie n’était plus très loin. Ça n’avait pas été évident d’approcher Sophie sans que personne le voie, et surtout pas Pascal, mais il y était parvenu.

Sophie avait expliqué à Bruno que le problème de dimanche était résolu. Elle avait déjà persuadé son mari de ne pas aller à l’étang, simplement par respect du confinement. Pascal avait souscrit à cette décision. Au lieu de la partie de pêche, il terminerait l’aménagement de l’appentis.

Bruno entendit soudain une détonation.

– Claire !

Il se mit à courir. La maison était toute proche. Quand il l’atteignit, il se précipita à l’intérieur. Personne !

Où était Claire ? Avait-elle dû se défendre contre une attaque ? Les Soldats ? Les gendarmes ? Non, pas les gendarmes, elle n’aurait pas tiré sur les gendarmes !

La maison était bien rangée. Avait-elle été enlevée ? Peut-être se cachait-elle ! Il ressortit et alla jusqu’à la remise sous la maison. Claire n’y était pas non plus.

 
 
 

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