top of page
  • Black Twitter Icon
  • Black Facebook Icon
  • Black Instagram Icon
Rechercher

Le Prisonnier de l'île aux pécheurs - épisode 53

  • Alain DECORTES
  • 14 mai 2020
  • 2 min de lecture

[if !supportLists]53

Le goudron avait laissé la place aux cailloux et aux ornières. Le capitaine Pichat coupa le moteur de la Peugeot 206 banalisée.

– On enfile les gilets pare-balles et on continue à pied, dit-il à sa stagiaire. Normalement, la maison est à cinq cents mètres.

Perrine était ravie de participer à l’opération. Elle avait volontairement évité d’émettre une quelconque remarque sur son aspect peu réglementaire. L’enseignement reçu à l’école de police était encore suffisamment frais pour savoir que ce n’était pas à eux deux d’intervenir. Bien sûr, Roland avait dit qu’ils n’effectueraient qu’un simple repérage. S’il s’avérait que Claire Lachard et Bruno Martel étaient bien en planque dans la maison appelée la Bergerie, ils en informeraient le PNAT sur le champ.

La stagiaire comprenait parfaitement les motivations du capitaine. Impossible d’être au cœur d’une affaire touchant les Soldats de la rédemption et rester tranquillement au bureau à attendre ! Elle aussi avait pris goût à cette recherche et souscrivait pleinement au choix de son supérieur.

Quand la Bergerie fut à portée de vue, les policiers quittèrent le chemin et terminèrent leur progression à travers bois.

Ils approchaient silencieusement, quand tout à coup ils aperçurent un individu devant la Bergerie. Ils s’arrêtèrent immédiatement et observèrent de loin.

L’homme semblait chercher quelque chose autour de la maison. Malgré la distance, les policiers reconnurent Bruno Martel.

– Bingo ! chuchota Roland. Tes recherches cadastrales ont payé. Tu as droit aux félicitations du jury !

Perrine engrangea le compliment.

– Claire Lachard est certainement dans la maison, poursuivit Pichat. Mais on ne va pas prendre le risque d’aller vérifier. On décroche ! On retourne à la voiture et on appelle les copains !

Décision raisonnable.

Arrivés près de la Peugeot 206, ils entendirent trois détonations à la suite.

Les coups de feu changeaient complètement la donne. Il fallait intervenir. Mais pas question d’exposer la stagiaire ! Roland Pichat irait seul.

– Perrine ! Passe sur la fréquence de la gendarmerie, explique-leur la situation et attends-moi ici !

Il sortit son arme et repartit vers la Bergerie en courant. Il était totalement en dehors du règlement. Intervention en solitaire ! Sur un lieu où il n’aurait pas dû se rendre sans ordre ! Avec une stagiaire qu’il ne devait pas exposer au danger ! Au minimum, il était bon pour un blâme. De toute façon, il fallait assumer : il ne pouvait pas ignorer les coups de feu. Qui tirait ? Claire Lachard ? Bruno Martel ?

Il aurait souhaité entendre encore une détonation pour se diriger au bruit. Mais rien. Il décida d’entrer dans la maison.

Pendant ce temps, Bruno courait à travers bois. Les trois coups de feu provenaient de l’étang.

Tiens bon Claire ! J’arrive !

Pourvu qu’il ne soit pas trop tard !

Perrine avait terminé de passer l’appel à la gendarmerie. Elle était ressortie de la 206. Elle scrutait le chemin pour guetter le retour de Roland. Elle rongeait son frein.

Elle avait entendu les détonations, tout comme son capitaine, mais il lui avait semblé qu’elles provenaient de la droite, pas de la maison.

Bon sang, je ne vais pas attendre jusqu’à la Saint-Glinglin ! J’ai donné l’alerte comme il me l’avait demandé. Et maintenant, je devrais rester là sans servir à rien !

 
 
 

Posts récents

Voir tout
Site en sommeil

Ce site n'étant que peu consulté, j'ai décidé de le mettre en sommeil. Vous pouvez désormais retrouver toute mon actualité auteur sur les...

 
 
 
Posts à l'affiche
Revenez bientôt
Dès que de nouveaux posts seront publiés, vous les verrez ici.
Posts Récents
Archives
Retrouvez-nous
  • Facebook Basic Square
  • Twitter Basic Square
  • Google+ Basic Square

© 2017 par Alain DECORTES créé avec Wix.com

  • White Twitter Icon
  • White Facebook Icon
  • White Instagram Icon
bottom of page