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L'Auberge de la vérité Acte 1 Scène 2

  • Alain DECORTES auteur
  • 1 nov. 2020
  • 2 min de lecture

Scène 2 : (Henriette, la romancière, Catarinetta, la radio)

La pièce d’accueil de l’auberge. Un comptoir avec quelques mystérieux entonnoirs posés dessus, un placard, une porte avec un écriteau « cave » devant laquelle sont placés des cônes de travaux. Une valise oubliée dans un coin.

Henriette est installée dans un fauteuil, un journal de mots fléchés en main, la radio déverse de la musique à tue-tête. La romancière est assise à une table et écrit.

La radio : (la musique s’arrête) Nous interrompons notre programme musical, pour un flash d’informations régionales : La police n’a toujours pas retrouvé la trace des sœurs Vampires qui se sont évadées hier de l’hôpital psychiatrique. Nous rappelons que les sœurs Vampires avaient défrayé la chronique, l’année dernière, en tuant gratuitement des victimes au hasard pour boire leur sang, ce qui leur avait valu leur surnom. La police les recherche activement. La police qui a fort à faire, puisque qu’on apprend à l’instant que deux individus cagoulés ont dérobé la recette du casino de Saint Flouse. Retour à la musique… (La musique reprend).

Catarinetta entre. Elle coupe la radio.

Catarinetta : Tatan, je t’ai déjà dit cent fois de ne pas mettre la radio à tue-tête quand il y a des clients.

Henriette : Mais tu sais bien que je suis sourde.

Catarinetta : Tu es sourde quand tu en as envie. (À la romancière) Excusez-la Madame !

La romancière : (relevant la tête de son texte) Ce n’est rien, le bruit ne me gêne pas pour écrire. Je ne voudrais pas empêcher votre mère d’écouter la radio.

Catarinetta : Ce n’est pas ma mère, c’est ma tante Henriette. Ma mère est morte.

La romancière : Oh excusez-moi !

Catarinetta : De rien. Elle est morte il y a déjà si longtemps. Alors, il avance votre roman ?

La romancière : Oui, je ne regrette pas d’être venue m’installer chez vous au milieu des montagnes pour trouver l’inspiration.

Henriette : Qui c’est, elle ?

Catarinetta : (à Henriette, parlant fort) Cette dame est une cliente, Tatan. Elle écrit des romans. Elle est arrivée hier, tu ne l’avais pas vu ?

Henriette : Elle m’a pas montré ses mains.

Catarinetta : Ça y est, ça recommence. (À la romancière) Je suis désolée, elle ne vous fichera pas la paix tant que vous ne lui aurez pas montré vos mains. C’est une marotte. Dès qu’une femme passe à l’auberge, elle veut voir ses mains.

La romancière : Ça ne me dérange pas. (Elle se lève, va vers Henriette et lui présente ses mains) Voilà ! Vous pouvez les regarder, elles sont propres.

Henriette : (regarde les paumes des mains) Vous vous appelez comment ?

La romancière : Je suis Madame DÉZIEUX. Je suis romancière.

Henriette : Et votre prénom ?

La romancière : Jacqueline. Je m’appelle Jacqueline DÉZIEUX.

Henriette : (elle regarde la romancière dans les yeux) C’est bizarre, ça se voit pas. Vous devriez peut-être essayer de mettre des gouttes.

La romancière : ???

Henriette : Moi, c’est Henriette, Henriette DUMANT.

La romancière : Comme les rillettes ?

Henriette : Non ! Henriette, je vous ai dit. J’sais pas qui c’est la plus sourde de nous deux.

Elle se lève, vérifie les entonnoirs sur le comptoir, les déplacent, revient s’asseoir et reprend ses mots fléchés.




 
 
 

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