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L'Auberge de la vérité Acte 2 Scène 17

  • Alain DECORTES auteur
  • 2 déc. 2020
  • 5 min de lecture

(Henriette, Catarinetta, Mickey, Sylvie, Eva, Véronique, Émilie, Édouard, Madame Michu, La romancière, Le facteur, La monitrice, Plaquette, Globule, le maçon)


La romancière entre.

La romancière : Bonjour tout le monde. (À Mickey) Bonjour Monsieur Pluto. Il y a de l’animation ici.

Mickey : Oui, EDF a disjoncté.

Édouard tente de s’éclipser discrètement.

La romancière : Ça m’intéresse beaucoup car je suis à court d’idées pour terminer mon roman.

Mickey : Alors là, pas de souci, les dernières tensions vont éclairer le conteur que vous êtes.

La romancière : Faites comme si je n’étais pas là. Je regarde, j’écoute et je relève.

Le facteur entre.

Le facteur : Bonjour. J’apporte le courrier d’hier. (Il sort le courrier de sa sacoche). Tenez, Madame Michu ! Autant que je vous le donne directement. (Il donne le courrier à Madame Michu).

Le facteur sort.

La monitrice entre. Elle tient à la main le sac à dos d’Eva et le montre aux randonneuses.

La monitrice : À qui appartient ce sac à dos ? Je croyais qu’il était aux gosses, et je l’ai emporté tout à l’heure.

Eva : Oui, c’est le mien, merci ! Finalement, vous avez rudement bien fait.

La monitrice : Vous pouviez pas le ranger ! Comme si j’avais pas assez à faire avec les gosses !

Sylvie : (rattrapant Édouard par le col) Toi, tu restes ici ! Alors, si on reprenait où on en était. (Elle lève la main et fait mine de vouloir frapper Édouard)

Édouard : Ma Vivi, ma Vava. Ne me faites pas de mal ! Je regrette. Désormais, je serai bon et je ne mentirai plus.

La romancière : Oh, il a dû marcher dans la grotte du pied gauche, lui.

Mickey : On ne peut rien vous cacher.

Sylvie : (elle baisse la main)(s’adressant à Édouard) Sois rassuré, Édouard ! Tu n’as plus à t’inquiéter. Je viens de discuter de ton cas avec Eva. Véro a raison. On ne te massacre plus.

Édouard : Oh merci, merci mes Vavi, mes Viva.

Eva : Et en plus, dans notre élan de générosité, on te garde !

Édouard : Vous me gardez dans votre élan de… Oh merci ! Merci mes biches !

Sylvie : Oui, nous avons décidé de ne plus nous faire avoir par les hommes. Au contraire, nous allons nous amuser un peu.

Eva : Toutes les deux, on va partir à la chasse aux beaux mecs, et prendre du bon temps !

Sylvie : Et je suis sûre que nous rencontrerons plein de types dans ton genre, que nous nous ferons un plaisir de séduire avant de les larguer.

Eva : On s’est même déjà trouvé un surnom : les Sœurs Couguars !

Édouard : (déconcerté) Mais, et moi dans tout ça ?

Sylvie : Toi, tu nous accompagneras. Tu porteras nos valises et tu régleras les factures !

Véronique : Ce n’était pas tout à fait ce que je pensais, mais c’est quand même mieux que de le massacrer.

Catarinetta : Vous avez eu raison d’intervenir, Mademoiselle. Toutes les deux, on se comprend. L’expérience de la solitude, ça crée des liens.

Véronique : Je ne suis plus seule, Madame Catarinetta. Je n’osais pas vous le dire tout à l’heure, mais j’ai trouvé Mickey. Nous allons certainement nous marier.

Catarinetta : Vous allez vous… c’est merveilleux. Je suis heureuse pour lui, et pour vous aussi. J’espère quand même que vous ne l’emmènerez pas trop loin pour qu’il continue à passer me voir de temps en temps.

Henriette : À mon avis, il ne devrait pas y avoir de problème.

Catarinetta : Pourquoi Tatan ?

Henriette : Parce que Véronique devrait aussi avoir envie de passer te voir.

Véronique : Pourquoi dites-vous cela Madame ?

Henriette : Parce que je pense qu’il serait normal que ma nièce vienne me rendre visite. Et qu’elle en profite aussi pour voir sa grande sœur !

Catarinetta : Mais tu débloques complètement Tatan !

Henriette : Ah je débloque ? Ah je débloque ? Véronique, montre la tâche que tu as sur le poignet gauche !

Véronique : La tâche que j’ai sur le poignet gauche ? Mais comment savez-vous ? (elle montre la tache qu’elle a sur le poignet gauche).

Henriette : Parce que depuis que la petite sœur de Catarinetta a disparu, j’ai toujours gardé espoir qu’elle revienne un jour. Manon avait une tache de naissance sur le poignet gauche. Depuis sa disparition, j’ai vérifié les mains gauches de toutes les femmes qui sont passées à l’auberge. On me prenait pour une folle, mais je m’en fichais. Finalement j’ai eu raison, puisque le destin t’a fait réapparaitre, Manon. Oui, car tu es bien Manon, la sœur de Catarinetta. Tu n’es pas morte dans la grotte avec ta maman. Bienvenue à l’Auberge de la Vérité, ma nièce !

Catarinetta : Ma petite sœur, vous êtes ma petite sœur ? J’ai retrouvé ma petite sœur (elles tombent dans les bras l’une de l’autre). Oh que je suis heureuse !

Henriette : Et c’est pas fini. Le destin frappe fort aujourd’hui. (Elle montre le sac sur ses genoux) Catarinetta ! J’ai sur mes genoux dix fois ce qu’il faut pour payer les dettes de l’auberge (elle brandit une liasse de billets sortie du sac).

Catarinetta : Ho la la, tout cet argent ! Mais il n’est pas à nous, Tatan. C’est le sac des deux dames qui ont soupé ici, hier soir.

Plaquette sort de la cave.

Plaquette : Aga, aga !

Globule sort de la cave juste derrière Plaquette.

Globule : Aga, aga !

Henriette : Je vous présente les célèbres Sœurs Vampires. La radio n’arrête pas d’en parler depuis deux jours. Des criminelles assoiffées de sang, Mickey peut confirmer.

Mickey : Ça oui. J’ai même manqué de me faire saigner !

Henriette : Mais grâce aux grottes, elles sont devenues douces comme des agneaux. Elles ne feront plus de mal à personne !

Globule : Aga, aga ! (mimant un petit oiseau) Piou ! Piou ! Piou ! Je suis un petit pinson. Piou ! Piou ! Piou ! Où est l’hôpital ?

Tous : L’hôpital ?

Globule : Je veux aller donner mon sang pour sauver les malades. Piou ! Piou ! Piou !

Plaquette et Globule : Piou ! Piou ! Piou ! Piou ! Piou ! Piou !...

Henriette : (à Catarinetta) Bien sûr que le sac leur appartient, Catarinetta. Mais dans l’état où elles sont, tu penses quand même pas qu’on va leur rendre !

La romancière : Alors moi, ça y est. Cette fois, j’ai vraiment tout ce qu’il faut pour terminer mon roman.

Mickey : Évidemment ! Avec tous les gens qui sont tombés dans le trou, vous avez trouvé une chute pour votre histoire ! Ha ! Ha ! Ha !

Le maçon entre de dehors, décoiffé, le visage couvert de rouge à lèvres et la mine réjouie.

Le maçon : Excusez-moi, je suis en retard. J’ai eu comme qui dirait un p’tit empêchement bien sympathique en bas du ch’min. Mais ça y est, maint’nant, j’vais pouvoir attaquer d’coffrer.

Henriette : C’est plus la peine. Vous pouvez repartir !

Le maçon : Ah bon ? Pourquoi ?

Henriette : Finalement, c’est mieux qu’on le rebouche pas, ce trou !

Final sur chanson Love is all (Roger Glover). Sketchs mimés de chacun.

Noir.


FIN































 
 
 

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