top of page
  • Black Twitter Icon
  • Black Facebook Icon
  • Black Instagram Icon
Rechercher

L'Auberge de la vérité Acte 2 Scène 4

  • Alain DECORTES auteur
  • 19 nov. 2020
  • 3 min de lecture

(Madame Michu, Victoria, Margarita, Édouard)


La porte de dehors s’ouvre.

Madame Michu : (entrant de dehors) C’est pas croyable d’avoir des voisins aussi sans gêne.

Édouard retourne se cacher dans le placard.

Madame Michu : Les poules ont fait du bruit toute la nuit. Elle va m’entendre l’Henriette. Tiens, personne. Ça devient une habitude, c’est plus une auberge, c’est le désert de Gobi.

Elle va ressortir, mais elle tombe nez à nez avec les danseuses qui entrent de dehors, la valise rose à la main.

Victoria : Salut la compagnie !

Madame Michu : Qui vous êtes, vous ?

Victoria : Des clientes.

Margarita : Oh oui, c’est vrai… On est des clientes.

Madame Michu : Et vous vous appelez comment ?

Victoria : Victoria Rodéo.

Margarita : Margarita Fumetto.

Madame Michu : La cowboy et la pizza ! Manquait plus qu’ça ! (elle réfléchit). Mais c’est pas possible ! Vous essayez de m’embrouiller.

Victoria : Qu’est ce qui n’est pas possible ?

Madame Michu : Vous pouvez pas être des clientes, vous êtes pas marquées sur le registre à la page d’aujourd’hui. Mais je me souviens bien de vos noms sur la page d’avant, (pointant du doigt Margarita) surtout vous, la pizza !

Margarita : (à Victoria) Dis Victoria, pourquoi elle m’appelle la pizza ?

Victoria : À ton avis, Margarita ?

Margarita : J’en sais rien moi. La quiche, j’aurais compris, mais la pizza ?

Victoria : Laisse tomber, ça vaut mieux !

Madame Michu : Donc, vous n’êtes pas des clientes. Mais, vous ETIEZ des clientes !

Victoria : Oui, vous avez raison, on est des anciennes clientes. On est parti hier matin. Mais, je ne vois pas ce que ça change.

Margarita : Oh oui, c’est vrai… Elle voit pas ce que ça change.

Madame Michu : Ça change beaucoup ! Pourquoi vous êtes revenues ?

Victoria : Notre copine Violetta a oublié sa valise à l’auberge. On est passé la reprendre hier soir. Mais on la rapporte parce que…

Madame Michu : (la coupant) C’est pas clair cette histoire de valise. Montrez-moi ça ! (Elle ouvre la valise et en sort les vêtements d’Édouard). Comment vous avez dit qu’elle s’appelait votre copine ?

Victoria : Violetta. Violetta Vibrato. Elle est danseuse, comme nous, et elle a oublié cette valise en repartant et...

Madame Michu : (brandissant les vêtements d’Édouard) Et vous trouvez que c’est des vêtements de danseuse, ça ?

Victoria : Non, justement, il y a un problème. C’est bien sa valise, mais pas ses affaires.

Margarita : Oh oui, c’est vrai… C’est pas ses affaires.

Victoria : Je m’en suis aperçue quand j’ai ouvert la valise à la maison, à cause du téléphone qui n’arrêtait pas de sonner à l’intérieur. On aimerait bien voir la patronne pour qu’elle nous explique.

Madame Michu : Catarinetta ? Non ! Elle est occupée ! (Elle prend la valise) Donnez-moi ça et laissez-moi faire ! Je me charge de vous retrouver les affaires de vot’copine. Je ne vous retiens pas. (Elle pousse les danseuses dehors). Repassez plus tard !

Victoria : Ah bon… mais vous croyez que…

Margarita : Oh oui, c’est vrai…Vous croyez que….

Les danseuses sortent dehors poussées par Madame Michu.

Madame Michu : (se retrouvant seule) Catarinetta a bien assez de soucis, comme ça. Pas la peine de lui en rajouter avec des histoires de valises. Je vais cacher cette valise dans le placard. L’autre bécasse avait qu’à faire attention et pas oublier ses affaires ! (Elle ouvre le placard et découvre Édouard en caleçon) (Elle crie). Aaah !

Édouard : Aaah !

Madame Michu : (Elle referme la porte du placard en la claquant) Un homme tout nu dans le placard ! (puis se reprenant, incapable de résister à sa curiosité, elle rouvre doucement le placard.)

Édouard : Bonjour Madame.

Madame Michu : Qu’est-ce que vous faites dans ce placard ?

Édouard : C’est décidément la question du jour. Eh bien, je… je… je dormais. Oui, c’est cela, je dormais. Et maintenant, excusez-moi, mais je dois m’habiller. (Il prend la valise des mains de Madame Michu et referme de l’intérieur la porte du placard).

Madame Michu : (Elle se recule) Catarinetta doit vraiment manquer d’argent pour en arriver à louer ses placards ! (Se reprenant) Bon, faudrait quand même pas que ce soit un truc pour m’embrouiller et me faire oublier les poules. Je retourne chez moi. Je reviendrai plus tard pour me plaindre du bruit de cette nuit.

Madame Michu sort dehors.







 
 
 

Posts récents

Voir tout
Site en sommeil

Ce site n'étant que peu consulté, j'ai décidé de le mettre en sommeil. Vous pouvez désormais retrouver toute mon actualité auteur sur les...

 
 
 

Comments


Posts à l'affiche
Revenez bientôt
Dès que de nouveaux posts seront publiés, vous les verrez ici.
Posts Récents
Archives
Retrouvez-nous
  • Facebook Basic Square
  • Twitter Basic Square
  • Google+ Basic Square

© 2017 par Alain DECORTES créé avec Wix.com

  • White Twitter Icon
  • White Facebook Icon
  • White Instagram Icon
bottom of page